« Un rapport qui délaisse la culture québécoise et l’identité de la majorité »
Montréal, le vendredi 23 mai 2008 – Pour le Mouvement national des Québécoises et Québécois (MNQ), le
rapport de la commission Bouchard-Taylor est décevant sans être désastreux. Le rapport affirme maintenant
que ce n’est plus autour de la majorité francophone que doit s’intégrer le pluralisme au Québec, mais que c’est
une toute nouvelle culture « citoyenne » qui doit être mise en place pour respecter les exigences de la rectitude
politique. « Nier le rôle fondamental de la majorité dans cette culture relève de la pensée magique et d’une
certaine mauvaise conscience dont la commission Bouchard-Taylor aurait dû nous sortir », déclare Chantale
Trottier, présidente du Mouvement national des Québécoises et Québécois. « Ce rapport incarne un refus net
d'assumer la culture québécoise, comme on le voit par exemple avec l’appel à une réécriture de l’histoire selon
un modèle « vraiment inclusif », ce qui laisse croire que l’histoire québécoise actuelle ne le serait pas vraiment.
Ce rapport pose des jugements sévères et inquiétants » ajoute madame Trottier.
La culpabilisation de la majorité
La vision des choses qui traverse le rapport de la commission de part en part laisse croire à un désir de
culpabilisation de la majorité. Il n’y aurait pas de problèmes d’intégration au Québec mais seulement une
identité majoritaire déphasée qui verrait des problèmes là où il n’y en a pas. Pour les commissaires, la crise des
accommodements raisonnables n’avait aucun fondement dans la réalité. « Les commissaires n’ont pas pris au
sérieux le malaise identitaire des Québécois et ils ont entrepris de leur faire la leçon. « Nous aurions pu nous
attendre à mieux au terme d’un grand exercice démocratique où les Québécois ont témoigné de leur volonté de
préserver leur identité nationale et de définir clairement les termes permettant une intégration réussie des
immigrants. De ce point de vue, la commission Bouchard-Taylor est un échec », conclut la présidente du
Mouvement national des Québécoises et Québécois.
Des pistes de solutions
Pour le MNQ, il faut non seulement insister sur une francisation accrue de la société québécoise – ce que
reconnaissent indirectement les commissaires –, mais bien accrocher la langue française à la culture
québécoise, ce qui passe en bonne partie par un enseignement de l’histoire nationale qui ne soit pas traduit
dans le langage du multiculturalisme. Cela passe aussi par une valorisation de la culture québécoise et par un
meilleur leadership dans l’intégration des immigrants. Le gouvernement du Québec doit ainsi moins chercher à appliquer le rapport de la commission Bouchard-Taylor qu’à traduire dans une série de mesures convaincantes le désir de réaffirmation identitaire dont témoignent les Québécois de manière constante depuis plusieurs
années.
Fondé en 1947, le Mouvement national des Québécoises et Québécois (MNQ) regroupe aujourd’hui dix-neuf
(19) Sociétés nationales et Sociétés Saint-Jean-Baptiste réparties sur tout le territoire du Québec et compte, au
total, quelque 110 000 membres. Il a pour mission de promouvoir un Québec libre, français et démocratique. Le
MNQ coordonne aussi la mise en oeuvre de la Fête nationale au nom du Gouvernement du Québec depuis
1984.
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Source : Julien Baudry
Mouvement national des Québécoises et Québécois
(514) 527-9891 (bureau)
(514) 793-9193 (cellulaire)
Moins de discours, plus d'actions

Montréal, le vendredi 20 juin 2008 – La Chambre des communes a reconnu, à l’automne 2006,
l’existence de la nation québécoise. Plus d’un an plus tard, cette reconnaissance demeure encore
symbolique et les principes fondateurs de la nation québécoise, la langue, la culture et l’identité, n’ont
profité d’aucune action tangible. « La Chambre des communes a aujourd’hui la possibilité d’être
conséquente avec cette reconnaissance de la nation québécoise. Il est temps de passer de la parole
aux actes et de voter en faveur de gestes concrets. C’est pourquoi le Mouvement national des
Québécoises et Québécois appuie les initiatives actuellement menées par le Bloc Québécois en
matière d’identité, de langue et de culture » affirme Chantale Trottier, présidente du MNQ.
Le Mouvement national des Québécoises et Québécois souhaite que les initiatives du Bloc
Québécois en faveur de la protection de la langue française, de l’épanouissement de la culture
québécoise et surtout du respect de l’identité québécoise soient appuyées par les parlementaires qui
ont voté en faveur de la reconnaissance de la nation québécoise. « Le rejet du multiculturalisme à la
canadienne, l’application de la loi 101 dans l’ensemble des domaines d’emplois et le contrôle des
moyens de télécommunications pour le Québec font aujourd’hui consensus. Les parlementaires
fédéraux, d’un océan à l’autre, se doivent de respecter minimalement la volonté du Québec dans ces
domaines », ajoute Chantale Trottier, présidente du MNQ.
Pour le MNQ, qui célèbre aujourd’hui 60 ans d’action politique en faveur des droits du Québec, les
parlementaires de la Chambre des communes ont aujourd’hui l’occasion d’être cohérents et
audacieux. « Malgré les fondements et les évidences qui nous distinguent du reste du Canada, la
nation québécoise ne profite d’aucune reconnaissance concrète au sein des lois du gouvernement
fédéral. Il y a des limites à dire une chose et faire son contraire » conclut la présidente du MNQ.
Fondé en 1947, le Mouvement national des Québécoises et Québécois (MNQ) regroupe aujourd’hui
dix-neuf (19) Sociétés nationales et Sociétés Saint-Jean-Baptiste réparties sur tout le territoire du
Québec et compte, au total, quelque 110 000 membres. Il a pour mission de promouvoir un Québec
libre, français et démocratique. Le MNQ coordonne aussi la mise en oeuvre de la Fête nationale au
nom du Gouvernement du Québec depuis 1984.
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Source : Julien Baudry
Mouvement national des Québécoises et Québécois
(514) 527-9891
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jbaudry@mnq.qc.ca